Carrefour

Je me sens lourd, autant physiquement que moralement. Le moral dans les chaussettes pour finalement pas grand chose, mais quand même il s’agit de ma vie, de ma personne et il m’est légitime d’en extraire quelques mots, même si à quelque part il existe sur terre de multiples expériences qui mettraient celui-ci au dernier rang de la souffrance ou quelques autres catégories.

Qu’importe.

Je remarque depuis quelques années, que la profondeur de la méditation ou de celui de quelques postures de yoga, saupoudrés de quelques lectures profondes, ne suffisent pas à me rendre heureux. Au contraire, il a suffit de rencontrer une seule personne pour qu’elle balaye tout ce joli monde et me fasse me sentir misérable. Je ne crois pas qu’il se rende compte à quel point, il l’est lui-même.

Quoiqu’il en soit, c’est un jour important puisque au-delà de quelques ronchonneries, quelque chose de nouveau m’apparaît: la proximité. Si je devais résumer en quelques mots, il n’y a rien que je puisse en dehors de ma proximité. Tout ce qui me rend heureuse se trouve juste là à quelques mètres. Que ce soit personnel ou professionnel, tout se trouve dans un rayon direct. Si j’en étais suffisamment conscient, je pourrais même voir que dans ce rayon, le monde y est contenu. Oui, parce que nous possédons chacun un rayon dans lequel s’enchevêtre d’autre rayon, d’autres personnes.

Il suffirait parfois approfondir les relations existantes, les nourrir, les cultiver.

Au-delà, est-ce nécessaire ?

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