Funiculaire de Braunwald

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La montée à Braunwald, où nous décidons de nous reposer quelques jours, est impressionnante. Je ne crois pas avoir déjà vu de pente plus raide pour installer un funiculaire…

Braunwald est une station de villégiature d’été et d’hiver, idéale pour les familles, est située sur un plateau ensoleillé de l’arrière-pays glaronais. La vue panoramique est dominée au sud par le glacier du mont Tödi.

Une de ses particularités est l’absence de voitures. Après le funiculaire, les déplacements se font en calèche, à pied ou encore avec des petits véhicules électriques qui emmènent ses passages aux deux téléphériques.

Plus d’informations sur Braunwald : www.braunwald.ch

Fin de la Suisse orientale

Après un parcours incroyable dans ces montagnes à l histoire géologique mouvementé, nous sommes à la fin de la Suisse orientale. Je dois aussi faire une pause, car après une visite en urgence chez le médecin, j’ai une infection virale (avec angine).

Et c est à Braunwald que nous choisissons de nous arrêter avant d aller visiter le village de Guillaume Tell à Burglen près de Altdorf.

Skihütte Erbs, Elm

En partant de Weisstannen, le chemin semblait idyllique. Des petits sentiers qui se profilait après la route de graviers. Quelques vaches puis le fameux panneau Wanderweg accroché sur un poteau télégraphique… C’est en prolangeant un chemin entre “promenade de vache” et éboulis que nous sommes arrivés dans une pente abrupte, cela avec de moins en moins de signalétiques claires.

A l’approche des crêtes infranchissables, nous rebrousserons chemin par deux fois, avant de décider de traverser une clôture dont les traces semblent indiquer un passage. Nous finirons quelques heures plus tard dans un alpage avec la certitude d’avoir emprunter le mauvais chemin, un chemin abandonné depuis longtemps. Nous devrions être juste en dessous du Foopass et nous sommes en dessous du Risetenpass. Le panneau indique 4h50 pour rejoindre Matt, au lieu des 3h pour rejoindre Elm…

A bout de force nous passerons la nuit au sommet du Col. Agréablement, le temps est parfait. Il ne fait pas froid, peu de vent et nous avons la possibilité d’installer notre campement dans un encaissement.

Au petit matin, nous nous réveillons dans un épais brouillard. Il fait froid et l’humidité pique à travers nos vêtements. Mais après une nuit de 12 heures, nous tenons une forme olympique ! Le chemin est bien plus escarpé dans la descente, chaque pas compte lorsque le sol glisse. Attentif nous descendons lentement vers un autre alpage dont nous devinons la présence de vaches au bruit des cloches.  A mi-parcours, le ciel se décharge de son eau, il pleut. Heureusement, le chemin est plus sécurisé et surtout très bien indiqué.

Dans le brouillard

Rappelez-vous dans les Pyrénées centrales, Samuel, nous a fait découvrir la brèche de Roland. Cette faille impressionnante de par sa taille et sa position. La légende raconte que Roland a entaillé la montagne avec son épée Durantal. En Suisse, on fait aussi bien, avec le Martinsloch, fenêtre dans la roche d’un diamètre de 20 m. Devenu légendairre, où deux fois par année – sept jours avant le début du printemps et sept jours après le début de l’automne –  le soleil levant passe à travers ce trou dans la montagne et tombe sur l’église d’Elm.

Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco en 2008, cette zone alpine de 300km2, avec les Tschingelhoren, le Martinsloch et le chevauchement principal de Glaris, située au confins des canton de St-Gall, de Glaris et des Grisons, constitue un témoignage exceptionnel sur le processus de formation des chaînes montagneuses. Il s’agit d’une particularité géologique: les couches de roche plus anciennes sont superposées aux roches récentes. La strate supérieure consiste en verrucano vieux de 300 milllions d’années, de couleur sombre, et recouvre du flysch qui ne compte que 35 millions d’années.

Gîte de Gems

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Difficile d’écrire après deux journées de mise en jambe, une choppe de bière, une douche chaude, un bon lit et les yeux se ferment tout seul !

Délia, qui me secondait pour la douche, finit par trouver le courage de se lever en me disant “tu sens trop fort le savon” !

Le gardien du gîte, Sepp nous a accueilli chaleureusement. Bien qu’il était sur le point de quitter les lieux, que le restaurant soit fermé, que les chambres soitent toutes louées, il nous a trouvé une place. Incroyable non ?

Au dessus de Mels

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Première journée et tout comme les prochaines, elles seront dures. Physiquement en tout cas, les pieds, les jambes et les épaules sont à l’épreuve. Hier soir nous étions à Triesenberg à l’hôtel Oberland. Ce matin au déjeuner le coeur prêt à commencer cette belle aventure.

La traversée de la capitale du Liechenstein Vaduz, la Vallée du Rhin et enfin Sargans dont nous avons vu que le haut sa carrure, voilà une journée bien remplie, quoique nous attendons désormais de quitter les sentiers pédestres pour ceux de la montagne, la vraie, celle que nous aimons.

Mines de fer de Sargans

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Juste avant de quitter Sargans pour monter sur Mels, nous découvrirons cette étrange installation. Malheureusement, la fermeture est le lundi (décidemment) !

La principauté du Liechtenstein est limité par le Rhin et a une frontière commune avec Sargans. Sargans, se trouve dans le canton de St-Gall. Son château représente bien son passé historique. Sargans est aussi mentionné pour ses mines de fer rouge. Exploitée depuis le IIème siècle, les derniers chariots sont sortis en 1966 au pied du Gonzen, montagne culminant à 1380 mètres.

A Gonzen, c’est un labyrinthe de tunnels et de galeries de près de 90 km de longueur est créé. Fermée en 1966 pour des raisons économiques, une petite partie de la mine par les mines Association Pro Gonzen a été rendu disponible au public en 1983.

Plus d’informations : www.bergwerk-gonzen.ch

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