Le pic qui cache la montagne !

Arrivé à Fos la veille, ce matin Samuel gravit le Pic du Bacanère à 1600 m de dénivellé.La vue sur Maladeta le plus haut sommet des pyrénnées espagnoles est à couper le souffle. Au fond de la vallée coule la Garonne qui va se jeter dans la mer à Bordeaux. Il fait chaud, le temps est à l’orage. Le brouillard le sruprend. Il doit redescendre. Mauvais direction, le conduit en Espagne, après 2 heures de marche pour rebrousser chemin, il prend ses jambes à son cou pour fuir l’orage qui le rattrape.

Il ne manque que William Wallace!!!

Dernière nuit en compagnie d’Adrien sur les hauts d’Aulus les Bains.

Les voici dans la partie ariégeoise des pyrénnées, région spécifique pour ses pâturages, ses vallées encaissées sur fond de sommets parfois enneigés sans oublier ses lacs aux couleurs changeantes.

Baigné dans un coucher de soleil à vous couper le souffle, entouré de ces petites constructions circulaires en pierres sèches qui servaient à abriter les troupeaux, Adrien et Samuel sont transportés dans un décor de nostalgie poétique accompagné d’émotions fortes digne du grand film «Braveheart».

Le petit gîte de Siguer

Nous nous sommes arrêtez au petit gite de Siguer hier soir, juste après une journée à se perdre dans l’épais brouillard. Pas moins de trois fois, nous sommes retombés sur la cabane de berger. C’est rigolo le brouillard, la tendance est à tourner en rond.

Arrivé à Siguer, l’incontournable Fabrice et son gite. Le gite fonctionne sur deux autres cabanes avant Siguer, ou l’on peut se servir de nourriture. Et une fois arrivé chez Fabrice on paie ce qu’on a pris. Je vous recommande de compter dans vos ballades, de vous arreter à Siguer au petit gite, pour la chaleur humaine et l’accueil, qui fait l’unanimité pout les vrais randonneurs.

Fabrice et Nina dans le petit gite

Fabrice et sa fille Nina.

Je n’ai pas beaucoup d’inspiration face au clavier. Retrouver l écran, le clavier, je ne suis pas tout à fait à l’aise. Voici une petite photo pour clore ce court article de la pancarte en arrivant au petit gite.

pancarte du petit gite de Siguer chez Fabrice
Il ne manque que William Wallace!!!

Plus seul

28 juillet, 20h, Mont Louis : Rejoint par Adrien qui apporte les dernières nouvelles du village, de la famille et le ravitaillement pour les 10 prochains jours. Ça fait du bien de voir une tête connue,de pouvoir partager les premières impressions du parcours. Ils se partagent la charge des sacs à dos, revoient le tracé des prochains jours et s’endorment au son d’un duo de ronflement.

30 juillet: la vie est chère même en France voisine. Et pas de banque UBS pour faire du change. Alors petit détour par les USA. LOL!!!

Mérens les Vals: première douche chaude depuis… au camping communal. Il est difficile de se défaire du confort rudimentaire de tout homme civilisé!

31 juillet: sa petite sœur Justine a attrapé le virus. Elle part demain pour la Sicile avec son amie Mathilde. 24 heures de car avec aux 3 heures arrêt pipi.

Je crois qu’à la même époque l’année passée, Samuel avait escaladé le Pic du Carlit à 2900m. La beauté du paysage, la diversité de la faune et la flore l’avaient ensorcelé et l’idée de traverser les Pyrénées vint de cette escapade.

1 août: Après une chaude journée, le temps est à l’orage. Ils trouvent un endroit à l’abri pour planter la tente.Aujourd’hui rencontre avec des isards et des mouflons.

2 août : Il pleut, le brouillard empêche de progresser. Mais le soir, ils dorment au sec à Siguer. Comme le soleil n’était pas au rendez-vous, le portable n’a pas pu se recharger. Et manque de bol, la prise du chargeur montre quelques faiblesse.

Adrien est fatigué mais va bien. Il commence à trouver un rythme de croisière.

Le ciel est à l’orage.

A 20 km de l’Espagne et 1 heure d’Andorre, Samuel a, après 6 jours de marche intensive, posé son sac au gîte «Malaza» au dessus de la commune de Planès situé dans le Parc Naturel des Pyrénées Catalanes. Les pieds en éventail, il fait le bilan de la semaine. Avec une moyenne de 9 à 10h de marche par jour, un temps magnifique, des rencontres inoubliables, des cloques aux pieds et des claques de la Tramontane, il ne regrette rien. Mardi soir il sera rejoint par Adrien à Mont-Louis. Adrien qui partagera son périple sur une dizaine de jours.

[De la Mer à l’Océan from samuel monnard on Vimeo.]

23 juillet

11h sous le charme du Canigou, le mont sacré des catalans. Un panorama splendide s’offre sur toutes les Pyrénées orientales. Le moral au beau fixe. Orphelin de musique et radio, il est seul avec lui même. Fallait-il ce silence pour faire qu’un avec la nature qui l’embrasse. Une forêt aux arbres séculaires, une cabane au bord d’un lac, un ciel d’azur, la rencontre avec les chiens des Pyrénnées, les patous, qui force le respect et l’ humilité.

Premier contact avec la solitude

De vieilles douleurs se réveillent sur mon genou suite à la descente du Pic de Sailfort. Première cloque, première douleur et son Mp 3 lui  fausse compagnie. Samuel n’a pas voulu partager avant son départ des appréhensions sur sa rando. Mais un souvenir douloureux de sa petite enfance a ressurgi ce 21 juillet. Même scénario, même peur, même aboiement, même sentiment d’impuissance, même douleur : les crocs d’un chien errant sur son avant-bras.

Il se rendra à Perthus, chez un médecin pour soigner la plaie et faire un rappel pour le tétanos.

Pic du Sailfort

Samuel jette un dernier regard sur la Grande Bleue où le soleil berce ses rayons sur les douces vagues matinales. Poussé par la Tramontane, ce vent qui ressemble au foehn de chez nous, il entame le premier sommet de la Gr 10 côté oriental.

Avec ses 981 m d’altitude, le Pic de Sailfort offre une vue remarquable sur la Mer et la frontière espagnole.

Made with Love @ 2017 Samuel Monnard